09 mai 2008
Quand on se sent bien...
Y'a des moments comme ça, sans qu'on sache pourquoi, ça va. J'aime bien relire les articles de mon blog, ça m'aide à faire le bilan, mais j'ai bien conscience aussi que mes réflexions sont (trop) souvent placées sous le signe de la mélancolie. Donc certes je cultive ma nostalgie avec amour, mais c'est surtout parce que je tiens à tous ces beaux moments que je vis. Néanmoins je sais que je devrais adopter une philosophie plus "carpe diem", mais c'est pas toujours facile quand on est tordu dans sa tête.
Je mets quand même un point d'honneur à savourer la beauté de l'instant. Maintenant. Voilà toute l'utilité de ce court billet d'humeur^^.
28 novembre 2007
Périple lillois : une bouffée d'oxygène
Après moultes hésitations et malgré les risques de ne pas parvenir à bon port, j'ai pris mon baluchon et décidé de tenter coûte que coûte l'aventure qui allait me conduire dans le grand Nord à la rencontre de ma chère Mamadou. Au bout de six heures de train, en passant par Saint-Pierre-des-Corps (où j'ai cru un moment que j'allais rester bloquée XD) puis Paris (heureusement le métro circulait à peu près régulièrement), je suis arrivée en gare de Lille-Flandres où Delphinoute m'attendait avec sa grande crinière rousse.
Décidément, j'aime barouder, peut-être parce que ce sont les seuls moments où je réussis à échapper à la grisaille de mon quotidien... j'aime voyager en train, regarder les paysages défiler à toute allure, ça me met dans un état second, j'ai vraiment l'impression de m'évader, d'échapper à moi-même. L'ambiance des gares aussi, tous ces gens pressés, en route vers un ailleurs, et puis après, l'arrivée, chercher des yeux la personne qui vient vous chercher, la joie des retrouvailles. Ce sont des étincelles, des rayons de soleil qui viennent briser la monotonie d'une routine aliénante et déprimante. Tout ça pour dire que partir un peu m'a fait du bien, même si une fois revenue, j'en suis toujours au même point.
J'en ai marre de la grève, déjà que je suis pas quelqu'un qui arrive à se motiver en temps normal, mais là en n'ayant plus cours, c'est devenu à peu près impossible (la preuve : je suis à la BU pour bosser et je me mets à poster sur mon blog). J'ai une flemme monumentale de travailler à ce fichu mémoire, et puis je me dis que j'ai pas envie d'être prof, qu'il va falloir que je m'affole pour trouver quelque chose à faire de ma vie. Des fois, ça me fait trop flipper, à d'autres moments (comme maintenant), j'écris ça avec indifférence, ça me donnerait presque envie de sourire tant c'est désespérément moi, toujours à geindre, jamais à se bouger. J'ai envie d'écrire sur des tas de choses, mais quand j'essaye, j'y arrive pas, je suis pas satisfaite. Peut-être parce que je spleene pas assez ces temps-ci (oui j'ai même plus la force de spleener). Je me sens vide.
15 novembre 2007
Hiver...
Les arbres perdent leurs dernières feuilles,
L'automne pousse un ultime râle d'agonie
Les feuilles mortes lui tiennent lieu de cercueil
Le froid m'enveloppe dans son linceul gris.
Touti, le 15/11/2007
08 novembre 2007
Parce qu'il spleene mieux que moi
COLLOQUE SENTIMENTAL
Dans le vieux parc solitaire et glacé
Deux formes ont tout à l'heure passé.
Leurs yeux sont morts et leurs lèvres sont molles,
Et l'on entend à peine leurs paroles.
Dans le vieux parc solitaire et glacé
Deux spectres ont évoqué le passé.
-Te souvient-il de notre extase ancienne?
-Pourquoi voulez-vous donc qu'il m'en souvienne?
-Ton coeur bat-il toujours à mon seul nom?
Toujours vois tu mon âme en rêve? -Non.
-Ah! les beaux jours de bonheur indicible
Où nous joignions nos bouches! -C'est possible.
Qu'il était bleu, le ciel, et grand l'espoir!
-L'espoir a fui, vaincu, vers le ciel noir.
Tels ils marchaient dans les avoines folles,
Et la nuit seule entendit leurs paroles.
Paul Verlaine
Il est des textes qu'on aime, des fois sans trop savoir pourquoi, puis un jour on les relit et on est frappé de plein fouet par l'évidence du sens qu'ils nous jettent en pleine figure. Je relis ce poème ce soir et il me fait frissonner tant sa force d'évocation me glace d'effroi.
Deux formes ont tout à l'heure passé.
Et l'on entend à peine leurs paroles.
Deux spectres ont évoqué le passé.
-Pourquoi voulez-vous donc qu'il m'en souvienne?
Toujours vois tu mon âme en rêve? -Non.
Où nous joignions nos bouches! -C'est possible.
-L'espoir a fui, vaincu, vers le ciel noir.
Et la nuit seule entendit leurs paroles.
Paul Verlaine
19 août 2007
Je ne sais pas où je vais
Toute une accumulation de choses me mettent sur les nerfs ces derniers temps, tandis que d'autres m'apaisent (un peu). La routine me pèse, la façon dont mes rapports évoluent avec certaines personnes, entre ceux qui me déçoivent et ceux sur qui je découvre pouvoir compter, c'est assez déstabilisant. Je ne sais pas où je vais (c'est l'apanage du vrai voyageur, paraît-il), et ça ne fait que me stresser davantage de me poser toujours plus de questions. J'aimerais qu'un jour cela cesse, je ne comprendrai jamais comment une vie aussi vide d'événements que la mienne peut m'apparaître aussi instable.
12 juillet 2007
Magma en fusion à l'intérieur de crâne
L'impression que tout est de plus en plus compliqué, que je sombre dans une spirale infernale : toujours plus de questions et toujours moins de réponses. Je suis fatiguée de penser, de réfléchir, j'ai mal à la tête, au coeur, à l'âme... Je ne sais pas où je vais et bien que le temps passe, rien ne devient plus clair. Y'a des périodes de creux comme ça, faut juste attendre que ça passe, en redoutant la prochaine, qui sera un peu plus longue, un peu plus incertaine. Je suis fatiguée d'être fatiguée...
07 juillet 2007
Balbutiements
Quelques mots de présentation, mais que dire quand il reste encore tant à faire ? Juste l'envie de créer un blog qui me traînait depuis quelques temps dans la tête, un blog pour me vider de mes pensées, de mes vers, de tout ce qui peut me passer par la tête. Un petit coin rien qu'à moi, un petit nid douillet où j'aimerai me réfugier... je crois que quand j'aurai réussi à faire ça, ce sera déjà bien. Pour le moment, c'est étrange, ça doit être parce que c'est le démarrage que c'est difficile, mais j'ai l'impression d'emménager dans une grande maison vide, encore froide et impersonnelle.













