24 septembre 2007
Débris de plume
Pierrot erre dans une ruelle sombre
Il crie mais personne ne l'entend
Il n'écoute plus la bouche d'ombre,
Il s'évanouit dans le néant.
Pourquoi n'écoutes-tu pas son cri?
Peut-être qu'il a mal ou qu'il tombe,
Tends-lui la main, prends soin de lui,
Il foule aux pieds sa propre tombe.
Danse macabre, piètre cabriole,
Le fiel des mots se fait poison
L'indifférence du coeur l'isole
Il n'est plus maître en sa maison.
Il trébuche dans l'obscurité
Par ce maudit soir sans lune,
Sans qu'on ait pu le rattraper
Il a disparu dans la brume.
Touti, le 24/09/2007
10 septembre 2007
Dreaming of Pierrot...
Pierrot m'a tendu la main par un joli soir d'airain.
J'ai écouté son coeur battre tout contre le mien.
Il avait des étincelles dans les yeux
Et quelques fragments de ciel bleu
D'un ciel bleu noyé sous la pluie
Serein comme un coeur endormi
Et que réveille un doux baiser
Comme un instant d'éternité.
Touti, le 10/09/2007
01 septembre 2007
Mots d'automne
Au printemps succède l'automne
Le temps ne suit plus son cours
Les yeux gris, le coeur monotone
Pierrot a le souffle court.
A trop courir, à trop rêver
Il en a oublié de vivre
A trop croire en l'éternité
Il a perdu pied dans ses livres.
La réalité frappe
Et trouve porte close
Pierrot a filé par la trappe
Et laisse derrière lui une rose.
Au parfum du souvenir
Enivre-toi tant qu'il est temps
Car tout finit dans un soupir
Né du regret des jours d'antan.
Touti, le 1/09/2007
25 août 2007
Quai des brumes...
Noir et blanc de ciel gris, fondu en clair-obscur
Où jour rime avec nuit au fur et à mesure
Quand les ombres irradient une singulière clarté
Leurs yeux comme des étoiles semblent alors s'animer.
Des voix graves et posées aux accents si étranges,
Douces, elles nous caressent comme les ailes des anges.
Silhouettes sans passé qui s'animent un instant,
D'un geste se consument et que noie le néant.
Formes grises dans la brume, fantômes vacillants,
Que l'éternité fige en retenant le temps.
Magie de l'envoûtant, bribes de l'éphémère,
Quand sous la pellicule, les pantins sont de chair.
Touti, le 24/08/2007
04 août 2007
Ballet nocturne
Dans le désert de la page blanche
Pierrot s'avance d'un pas incertain
Tel l'oiseau en équilibre sur sa branche
Il entame la danse du pantin
Chacun de ses pas laisse une trace
Folle empreinte sur la voûte céleste
Chacun de ses mots prend sa place
Dans un ballet aux notes funestes.
Sur la toile les idées s'ordonnent
En mille et une couleurs
Au rythme de ses pas qui résonnent
Dans la nuit avant que sonne l'heure.
Touti, le 4/08/2007
26 juillet 2007
Je tisse ma toile
Merci à tous pour vos comm's, c'est fou comme ça fait chaud au coeur :) Un petit texte donc pour vous remercier^^ :
Sur les murs de mes rêves
Sur les pages de l’ennui
Sur mes larmes trop brèves
Sur mon cœur endormi
Je tisse ma toile
Une poignée de sourires
Un instant de bonheur
Quelques éclats de rire
Trois battements de cœur
Et les yeux plein d’étoiles
Atténuer le ciel gris
De la pointe de ma plume
Envolé le dépit
Evaporée la brume.
De quelques mots tout bleus
Tapés sur le clavier
Le sentiment heureux
De peut-être exister.
Touti, le 26/07/2007
25 juillet 2007
La couleur de la pluie
Parce que le thème m'a bien inspiré, je me suis laissée aller à un petit délire dessus, j'aimerais bien voir ce que ça donne en chanson^^
Je sais les vents, les mers, les cris
Je sais le temps, les vers, l’envie
Je sais l’amour, la haine, la nuit
Mais je ne sais pas la couleur de la pluie.
Y’a des étoiles sous mon nuage
Y’a des chansons sur mon rivage
Des volets bleus sur ma maison
Qui fredonnent encore cette chanson
Je sais les vents, les mers, les cris
Je sais le temps, les vers, l’envie
Je sais l’amour, la haine, la nuit
Mais je ne sais pas la couleur de la pluie.
Y’a plus de vague à l’âme dans mon cœur
Y’a plus que l’ombre et la douleur
Quelques vers qui fredonnent et s’enfuient
Quelques airs qui me laissent en vie
Je sais les vents, les mers, les cris
Je sais le temps, les vers, l’envie
Je sais l’amour, la haine, la nuit
Mais je ne sais pas la couleur de la pluie.
Touti, le 13/07/2007
Et la version chantée par Miss Dar (son blog, c'est par ici : http://foudetrefle.over-blog.com/ ) :
http://fftorkass.free.fr/mp3/Je_sais.mp3
13 juillet 2007
JE T'ECRIS...
Je t’écris des soirées de tempête quand le vent bat dans ma tête
Je t’écris un tambour dont la voix me tient en éveil,
Une harpe à la mélodie douce comme le miel
Et un souffle chaud comme une caresse
Je t’écris d’un baiser volé au coin d’un rêve
Je t’écris mon âme échouée sur la grève
Je t’écris sans même espérer que tu m’écoutes
Je t ‘écris, et ça suffit à mettre fin à mes doutes
Je t’écris de la mer où mon cœur a sombré,
Du vol d’un goéland, de mes songes envolés,
Je t’écris sans fin, sans penser à demain
Je t’écris et c’est de ma plume que je suis le chemin
Je t’écris ses contours sinueux et sans atours
Je n’entends d’autre écho que celui des vautours
Qui gémissent en retour contre mes idéaux
Je t’écris, je crois, pour conjurer mes maux
Je t'écris, je le confesse en espérant que tu trouves ça beau
Je te confie ma plume qui vogue à vau l'eau.
Touti, le 13/07/2007
09 juillet 2007
Quelques-uns de mes derniers poèmes
PRETE-MOI TA PLUME
Pierrot est passé cette nuit
Dans son manteau couleur de pluie
Les yeux rêveurs et l'âme en peine
Le coeur battant à perdre haleine
Plus agité que de coutume
Il en a fait tomber sa plume
Elle s'est détachée de son aile
Pour se poser sur la marelle
Des ombres qui dévorent les mots
Puis elle s'est noyée dans leur flot
Pierrot en a beaucoup pleuré
Longtemps encore, il l'a cherchée
Mais la plume avait disparu
Avec son âme qui s'était perdue
Ses ailes ne cessent de le porter
Mais toujours la plume brisée
Ralentit sa course effrénée
Car il ne peut pas l'oublier.
J'ai voulu lui dédier ces mots,
Le soulager de son fardeau,
En lui offrant, les yeux baissés
Ce fragment de plume désolée.
Touti, le 3/06/2007
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UNE HISTOIRE DE PLUME
Ma plume hagarde me regarde avec un sourire narquois
Elle aime jouer à cache-cache et me laisser pantois.
Je ne sais comment l'apprivoiser, je lui ai offert une rose,
Elle l'a laissé faner pour me rendre à jamais morose.
Elle se repaît de ma tristesse et jongle avec mes sentiments
Comme une trompeuse maîtresse, elle livre mon âme aux tourments.
Elle m'en veut toujours de l'avoir choisie
Je me souviens de ce jour où mon coeur meurtri
L'a saisie dans sa paume et pressé contre sa blessure
Il savait qu'elle serait le baume qui soignerait ses déchirures.
Toutefois son baiser fut fatal, il ne me laisse aucun répit
C'est un souvenir qui fait mal, une peine sans le moindre sursis.
Elle navigue sur les flots de ma conscience ambulante
Elle saigne à blanc tous mes mots ; le pire c'est que j'aime qu'elle me hante.
Quand je l'effleure du bout des doigts, j'en perds l'envie de respirer
Comme si c'était la première fois, j'ose à peine la caresser.
Car je sais que je vais souffrir, qu'elle est capricieuse et volage,
Qu'elle n'hésite pas à me trahir, à faire gronder en moi l'orage.
Touti, le 5/07/2007













