19 octobre 2009
Mon automne
Voilà bien longtemps que je n'avais feuilleté tes pages
On dirait qu'il me faut revenir à d'anciennes amours
C'est étrange de voir comme les mots laissent le cœur lourd
Le passé ne cesse pourtant de changer de visage
Décliner la monotonie du temps à l'ombre du jour
Je ne sais si mon cœur à ce jeu sera sage
Mais il serait bien imprudent de prendre ombrage
De l'automne qui approche à pattes de velours
A l'horizon l'écueil auguré décourage
J'ai beau tendre l'oreille à des présages sourds
Le vent muet ne m'amène que le bruit des tambours
Et me fait renoncer à de plus doux rivages.
Touti, le 15/09/2009












