01 mars 2008
Détours funambulesques
J'ai laissé s'éparpiller aux quatre vents
Les feuilles, les souvenirs et la magie d'antan
Les saisons passent et je frissonne. Déjà le matin ?
J'aurais voulu qu'on fasse ensemble... non, rien.
Je ne crois pas qu'écrire fasse la différence
Mais j'aime bien faire l'apologie du non-sens.
Des poèmes, des fragments de vie éclatés
Les mots prennent une couleur étrange une fois couchés sur le papier.
J'égrène une mélodie trop souvent répétée
J'ignore où cela mène, j'avance bon gré, mal gré.
Les mots se combinent de façon artificielle,
Je crois les maîtriser et ils se font la belle.
Je comprends que sur eux, je n'ai aucun pouvoir.
Sage de ce savoir, je me fais encore avoir.
Ils m'ont l'air aussi capricieux que le temps
A fuir dès que je les quitte des yeux un instant.
Pourtant je les chéris, je les manie dans l'ombre,
Je caresse l'espoir d'un avenir moins sombre.
Mais le fil est si fin, si fragile, si ténu.
J'avance au-dessus des décombres, les pieds nus.
Touti, le 1/03/2008
Commentaires
J'avais envie de lire quelques beaux poèmes ce soir et j'ai alors pensé à ta plume...
J'ai un faible pour celui-ci qui vraiment me touche. Je le trouve emprunt de nostalgie et de mélancolie, tout en retenue et en finesse.
Tu traduis merveilleusement la douloureuse quête dans la brume du poète qui cherche ses mots, pensant les tenir jusqu'à ce qu'il sente que ceux-ci lui échappent au moment de les coucher sur le papier.
Mais je mégare.^^
Tout cela pour te dire que j'aime particulièrement ce poème.
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