08 février 2008
Petite réflexion sur la vie
Commençons par le commencement, la matrice qui engendre, et qui fait que je suis aujourd'hui telle que je suis. Il s'agit de Nadja bien sûr, lorsque l'écriture échappe et que le néant s'engouffre par la brèche ainsi entrouverte, lorsque le monde bascule au rythme de quelques phrases et que me saisit le vertige, comme une secousse sismique quasi imperceptible mais qui se propage en écho et de plus en plus s'affirme. "Il se peut que la vie demande à être déchiffrée comme un cryptogramme", hypothèse ô combien tentante, surtout que le temps aidant, on parvient toujours à reconstruire sa vie en en agençant les faits de manière à leur donner un sens. Mais qui dit déchiffrement dit interprétation et bien souvent erreurs. Néanmoins, il me plaît à moi de passer à travers des forêts de symboles, et j'ai beau reconnaître que cela ne m'avance pas à grand chose, cela m'apaise et c'est déjà beaucoup. Le pouvoir de consolation qu'exercent certains textes me semble tout à fait irréel, et poutant il existe : le chemin de l'errance est balisé de signes qui éclairent la route de lueurs éphémères mais rassurantes. Et cela fait plaisir de voir que ce qu'on ressent n'est parfois pas totalement dénué de fondement puisque d'autres partagent les mêmes sentiments. Je suis tombée sur une interview d'un de mes profs, M. Forest, sur le site de la fac de Nantes et ce que j'y ai lu m'a fait sourire, puisque j'aurais pu tout aussi bien l'écrire (mais en moins bien, cela va sans dire^^) :
On se demande en effet souvent ce que peuvent chercher - et plus encore trouver- les chercheurs dans le domaine littéraire.
Pourtant, si la vie est bien toujours un roman, parfois tout un poème et tantôt une tragédie, tantôt une comédie -comme le voulait Shakespeare-, étudier le roman, la poésie, le théâtre revient à se donner une chance de mieux comprendre la vie - et même sa propre vie.













