15 octobre 2007
Déliquescence
Une dernière fois l’écho résonne dans l’infini
En prélude au silence de nos regrets trop lourds.
Le soleil s’est couché, tous les matins sont gris,
Le reflet de l’absence estompe nos contours.
Les rêves éparpillés sur la rive de nos cœurs
Balayés par les vagues ont perdu leurs couleurs
Les fantômes du passé, qui dans l'ombre menacent
S'estompent lentement dans un étau de glace.
Dormir et s'envoler vers des contrées lointaines,
Coeur en berne à la proue, débusquer des sirènes,
Amerrir et voguer sur les mers désertiques
Avec Pierrot pêcher des poissons lunatiques.
Dans les songes on s'égare et quand il est trop tard,
L'inspiration nous manque, le ciel semble plus noir.
Souffle court et se perd en douloureux silence,
Quand nous dévore en fin le spectre de l'absence.
Touti (commencé le 18/01, achevé le 15/10/2007)













