Rayon de lune

Au fil de ma plume et de celles que je rêve

26 août 2007

Prose réflexive du soir

Après avoir fait un petit tour sur le blog de Darounette, où j'en ai pris plein les mirettes et le cerveau, je m'en reviens sur mon petit bonhomme de chemin, "émulée" (pas la peine de pousser les hauts cris, ce néologisme est volontaire^^) par ce que j'ai lu et m'apprêtant à rebondir dessus. Darounette, j'allais dire que tu es ma muse, mais le terme "trampoline" serait peut-être plus exact. Il faut dire que la réflexion que tu as entamée sur l'ennui est un sujet bien vaste et qui me heurte d'autant plus de plein fouet que j'ai placé mes vacances sous le signe d'une glandouille honteuse et quasi malsaine, qui m'inculture et me rend morose à mes heures perdues. Dès lors, la vanité de l'être dont je fais l'expérience chaque jour que Dieu fait (si tant est que Dieu soit et fasse quoi que ce soit) trouve un écho dans ce questionnement existentiel et assez typiquement darounettien qui place l'ennui au coeur de nos vies et donc de nos interrogations. Il s'agit donc (du moins en ce qui me concerne) de m'interroger sur cette pernicieuse et pathologique flemme qui s'est emparée de moi depuis quelques semaines et qui rend chacun de mes gestes semblable à un effort considérable, tandis que je rejette toute tâche de type ménager avec la plus grande lassitude possible et imaginable, remettant toujours  à demain ce que je m'étais fixé de faire maintenant.

Alors je me demande pourquoi tout ce temps que j'ai devant moi, je ne suis pas fichue de l'employer à faire des tas de choses qui me plaisent, sachant pertinemment que durant l'année, lorsque je serai surchargée de travail (parce qu'évidemment, je me serai mal organisée et tout me retombera dessus en même temps), je regretterai tout ce temps perdu, tous ces livres que je n'aurai pas lu, tous ces films que je n'aurai pas vu. Quand tous les bons moments se seront éparpillés au vent, je n'aurai plus que ma nostalgie du passé sur laquelle pleurer. D'autant plus que le spleen se fait capricieux ces temps-ci, d'autant plus vicieux qu'il est incisif et fugitif, il joue à cache-cache avec moi et même si je joue le jeu l'air de rien, je sais que ce sera lui le plus malin. Bref, il est bon de s'arrêter quelques instants à ces réflexions en apparence vides de sens et qui ne me mèneront très certainement à rien, mais ça fait du bien, le tout accompagné en fond d'une petite mélodie spleenétique à souhait ("Together we will live forever" by Clint MANSELL). Et ce qui est le plus extraordinaire, c'est que j'ai allégrement digressé de mon sujet de départ en terminant sur un bon vieil apitoiement nombriliste^^. Chassez le naturel...

Posté par _Touti_ à 02:41 - Méditations toutiennes - Commentaires [4] - Rétroliens [0] - Permalien [#]



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