25 août 2007
Quai des brumes...
Noir et blanc de ciel gris, fondu en clair-obscur
Où jour rime avec nuit au fur et à mesure
Quand les ombres irradient une singulière clarté
Leurs yeux comme des étoiles semblent alors s'animer.
Des voix graves et posées aux accents si étranges,
Douces, elles nous caressent comme les ailes des anges.
Silhouettes sans passé qui s'animent un instant,
D'un geste se consument et que noie le néant.
Formes grises dans la brume, fantômes vacillants,
Que l'éternité fige en retenant le temps.
Magie de l'envoûtant, bribes de l'éphémère,
Quand sous la pellicule, les pantins sont de chair.
Touti, le 24/08/2007
Commentaires
j'ai pas vu le film...
mais j'aime la dernière phrase, et
l'idée que le jeu n'en est pas un.
Précisions
Chère Darounette, je suis heureuse que cela t'ait plu, car étant donné qu'il s'agit d'un ressenti filmique, je me dis que ça ne doit pas parler à grand monde. Néanmoins, je pense qu'il est bon de rendre hommage aux vieux films, dont la poésie singulière (qui ne répond sans doute plus à nos critères actuels de sensibilité) mérite cependant d'être appréciée, ne serait-ce que pour son charme désuet, mystérieux et envoûtant. Il faut prendre son temps pour l'apprivoiser...
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